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Samedi (24/05/08)
ACADEMIE = LIBRE ET INDEPENDANTE ?
 

      L'essayiste et conservateur général du patrimoine Jean Clair, ancien directeur du Musée Picasso à Paris, entre à l'Académie française à 68 ans. Age normal pour être un académicien.

Réaction d'un(e) internaute suite à sa nomination : "
si l'élection à l'académie française de Jean CLAIR, un des grands intellectuels indépendant et libre de notre temps, pouvait concourir à affaiblir la pensée unique des charlatans de "L'ART CONTENT POUR RIEN " qui détiennent honteusement le pouvoir dans les institutions françaises (copié-collé des U.S.A.) ce serait un bien immense pour retrouver enfin la lucidité de lecture artistique, voilée, détournée scandaleusement à son unique profit depuis 30 ans par (et pour) LES INTERETS DE LA FINANCE".

Réhabilitation ou crise?

Ecrit par albertdang, à 14:25 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Jeudi (08/05/08)
LA BOURDE

L'1 des 3 concert privés promotionnels pour "Hard Candy" de Madonna se passait à Paris le 6 mai au mythique Olympia de Bruno Coquatrix. Bien sûr, Madonna connait la réputation légitime de cette salle. Les fans qui ont eu la chance d'assister au concert ont rapporté que Madonna a rendu un "vibrant" hommage aux chanteuses immortalisées par l'Olympia : "Edith Piaf (révision avec "La môme"), Marlène Dietrich (que Madonna a copié au début des années 90), Juliette Greco (dont elle a piqué certains maquillages).... En effet, "elles sont toutes mortes" lance Madonna ! Dommage pour toi Madonna mais c'est une méga-bourde, puisque Juliette Gréco est toujours de notre monde...même si elle ne chante plus ! Les  reines de la chanson étant TOUTES mortes, vive Madonna !

Je dédie cet article à un certain "Pingoin" du musée d'Orsay, très die hard fan de Juliette (dont il est parfois le confident intime) et de Madonna (qui ne connait même pas son existence).

Ecrit par albertdang, à 18:32 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Dimanche (04/05/08)
JE T'AIME....MOI NON PLUS

Ecrit par albertdang, à 09:19 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Lundi (28/04/08)
L'INUTILE PAUL MORAND 01

Un journal renversant ! Autant dissiper un malentendu : lire du Paul Morand, ce n'est pas avoir une étiquette politique forcément. Ce journal, s'il est inutile comme l'indique son titre, n'en est pas moins un régal de lecture où tous les sujets sont abordés sans tabou, parfois nécessité de cacher le nom des personnes concernées encore vivantes pour rester conforme à l'étiquette! Il y a 856 pages sur 5 ans, de quoi pouvoir briller dans les soirées si on a de la mémoire :

- Et la santé, surtout ! ajoutent ceux qui me font leurs compliments de fin d'année. De l'air de dire : Regardez vos cheveux blancs ; tenez bien la rampe ; il est grand temps.

- "Je vais avoir 80 berges ! me dit Maurice Chevalier, il y a 3 ans. -Attention, les berges du Styx sont glissantes, pour nous", répondis-je.

- Qu'est-ce que la luxure ? faire des choses simples avec luxe de détails.

- Natacha lit le menu au Ritz : consommé Decazes, filets de sole Nelusko, bombe Souvaroff. "Decazes est mon oncle, Souvaroff mon beau père, Nelusko mon grand-père : je dîne en famille."

- Ce qu'il y a de terrible avec les amis fidèles, c'est qu'ils viennent vous voir.

Ecrit par albertdang, à 19:48 dans la rubrique In and Out CLUB.
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COMME P.MORAND

Le week-end, les Vietnamiens ne sont plus des Vietnamiens, ce sont des poivrots, de 12 à 77 ans.

Les expats : aussi chiants avec  l'administration consulaire que les métropoles avec les fonctionnaires. Sur mon exemple : jeudi lettre incendiaire sur le travail d'une secrétaire, lundi les excuses plates de cette dernière pour dissiper le malentendu ! Conclusion : les expats, toujours les caresser dans le sens du poil ! 

Ecrit par albertdang, à 19:10 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Samedi (26/04/08)
50

29.04.2008

Je lisais encore il y a 2 jours le ELLE de la semaine dernière où le disco était encore dans les playlists, on parlait de Calvin Harris, du renouveau du disco, du vestimentaire flashy et glam... ce mag qui est censé annoncer les tendances est en retard déjà de 2 ans, le Hung Up de Madonna et la suite de disco sauce ABBA vont vieillir d'un coup dans 2 jours, autant dire tout le disco dance du moment! Madonna revient avec un LP assez terrifiant d'un genre nouveau, dont le "4 minutes" n'annonce nullement les couleurs : le rythme sera encore plus up, la voix plus profonde, mais Dieu merci, ce ne sera pas un son déjà connu à la Timbaland ou Justin Timberlake (excusez-moi mais ces 2 là, musicalement, je n'aime pas du tout). Madonna choisit des couleurs super criardes pour la pochette, mais elle, reste dans une sophistication du noir : c'est la tendance prévue dans un an, le noir se mariera avec les couleurs primaires et non primaires les plus vives. Hard Candy, la vie en (rose) bonbon mais hard, à cause de la crise qui s'installe, que ne connait évidemment pas Madonna. Les 12 titres suggèrent même que la vie n'est pas si candy, d'où peut-être la lady tenue de combat spirit fighting de la pochette, qu'il y a des comptes à règler et des rounds à tenir. Bref Madonna essaie de dire "attention aux sucettes que l'on te tend petit, ce n'est que pour masquer le goût parfois amer de la vie"! Mon titre préféré est Miles Away...ben oui tous ces miles qui nous séparent, bon allez, je reprends un autre bonbon!

Ecrit par albertdang, à 21:30 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Jeudi (04/10/07)
"Jean-Pôl et la môme caoutchouc" de Franca Maï
--> Les plaies de la Guerre indochinoise

Voilà, ça m'a pris ce matin à 4h30 pétantes, l'envie de me jeter sur ce roman qui attendait depuis une semaine sur la table du salon, qui attendait que j'eusse fini le"Lutetia". Or je n'ai pas fini le "Lutetia" mais j'avais envie de ce roman à l'instant du 4h30 du matin. Comme un adultère-livre, j'avais envie de coucher avec un autre, tromper celui du moment, envie de m'éloigner de l'ennui, de l'attendu, oui de la routine littéraire...

Je l'ai dévoré...je l'ai trouvé intense, violent, sec, sanguinolent, brutal, bref quelque chose qui relève de l'extrême, et dans l'histoire, et dans la manière de l'écrire, étonnament bien écrit. Un roman sur la guerre du Vietnam, celle coloniale. Des hommes et des femmes, qui vivent à la limite de l'inhumanité. L'humanité qui reste est dans la relation de Jean-Pôl, et le o circonflexe est important, avec une jeune fille, ennemie, emprisonnée, torturée, celle qui est appelée la "môme caoutchouc", et là encore le o circonflexe sur la môme sert à relier un sentiment commun avec Jean-Pôl. Extrait tragique :

"- Tu as trahi, Jean Pôl...La bridée est morte....ça fait plus de huit jours que tu baises son cadavre...Tu es un vrai malade, l'armée n'a que faire de malades. Il lui faut des hommes responsables.

J'ai jeté un oeil sur la jeune Indochinoise. J'ai distingué la peau grise, les plaies-chrysanthèmes, le sang séché et le sperme qui luisait encore comme un phare dans la nuit.

Elle était posée dans un coin de la cave, les jambes et les bras offerts et pliés, comme une môme caoutchouc."

Franca Maï a aussi écrit "Momo qui kills", affaire à suivre.

"Jean-Pôl et la môme caoutchouc" de Franca Maï, édition du Cherche midi, 120 pages sans mots superflus (il y a un mot dont je ne connais pas le sens exact : valétudinaire, pour parler de la "blancheur valétudinaire" d'un visage), 11 euros.

Ecrit par albertdang, à 07:54 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Mardi (02/10/07)
"Lutetia" de Pierre ASSOULINE
--> "Silence, exil et ruse".

Ce n'est finalement pas super passionnant, je ne connaissais pas l'écriture de P.Assouline, donc c'était l'occasion. Il y a évidemment des anecdotes intéressantes sur ce lieu, mais j'aurais carrément préféré une histoire historienne du Lutetia au lieu d'un roman centralisé autour d'un détective qui travaille pour l'hôtel, sans grand intérêt. Je n'ai pas encore fini, mais au bout de 150 pages sur 450, je m'ennuie déjà grandement et j'imagine que ça ne va plus tellement changé puisque toute l'intrigue est bien mise en place.

L'écriture de Pierre Assouline m'a ennuyé pour ce roman...

6 octobre. Je viens de finir les cent dernières pages du livre, les plus romanesques (le héros retrouve sa mère, son absence marquée par un lourd secret...laquelle va se jeter du haut de la terrasse du Lutetia! attention mouchoir) ; et en même temps des pages de témoignages poignants sur le retour des déportés à Paris en 1945 quand le Lutetia fut investi comme lieu d'accueil et d'enregistrement civil des rescapés des camps de concentration, où les premiers soins furent prodigués. Un tourbillon d'angoisse, d'espérance, de silence, de retenue, des différents destins  bien décrit. Et puis il y a le destin des juifs qui est toujours différent des autres rescapés, qui demeure toujours un mystère évident chiffré à 6 millions de morts. POURQUOI ?

 "J'eus le sentiment d'avoir enfin compris ce qu'était un juif aux yeux du monde. Celui qui n'est pas d'ici. Celui qui vient d'ailleurs. En somme, quelqu'un qui n'est jamais là où il devrait être".

L'écriture, fonction, enjeu et réponse : "Plus loin, un homme d'une trentaine d'années qui n'arrêtait pas de noircir du papier : ce qu'il écrivait, il y aurait toujours quelqu'un pour le lire plus tard, alors que ce qu'il avait à dire, il n'y avait personne pour l'écouter. Ainsi se justifiait-il."

"Lutetia" de Pierre Assouline, édition Gallimard, 438 pages, 21 euros (...ou  à la bibliothèque).

Ecrit par albertdang, à 17:19 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Lundi (01/10/07)
"L'énigme de l'Atlantide" Blake & Mortimer par E.P.JACOBS
--> Hey Steven S., Laisse tomber Tintin et tourne Blake et Mortimer!

Ne pas oublier que la bande dessinée est aussi un art littéraire! La petite morale de l'histoire vient d'un Atlante, personnage princier du royaume englouti. Cette morale peut faire figure de recommandation pour les générations de terriens et de lecteurs à venir...

"L'énigme de l'Atlantide" des aventures de Blake & Mortimer par Edgar P.JACOBS, 64 pages.

Sinon, je suis en train de lire "Lutetia" de Pierre Assouline, un gros roman avec des anecdotes sur tous les personnages qui ont fréquenté le fameux hôtel de luxe. De la culture bien étalée aussi...à suivre...

Ecrit par albertdang, à 17:43 dans la rubrique In and Out CLUB.
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Jeudi (27/09/07)
"Quand on est jeune" de PHAN THI VANG ANH
--> Les tiroirs s'enrichissent de nouvelles résolutions...

Je le dis sans honte : j'adore les nouvelles! Peu de pages à lire, une seule idée exprimée, une seule teneur bien définie et une petite chute qui flirte bon comme les moralités bien pensantes de Jean de La Fontaine. Sauf qu'ici, la moralité n'est pas toujours bien pensante, mais elle est bien pensée quand même. Ce livre est l'occasion de lire une auteure contemporaine de la littérature vietnamienne, laquelle est si injustement mé-ou-in-connue en France...bon j'exagère... jusqu'au moins l'arrivée de Nguyen Huy Thiep, mais celui là il n'a plus rien écrit d'intéressant depuis 10 ans.

Voilà 14 petites nouvelles écrites sur un ton désinvolte de révolte et d'amour. Le personnage qui narre est toujours une jeune fille à chaque fois, parce que c'est l'âge où l'on est le plus apte à percevoir les changements. Changement de soi, changement de l'autre, de l'amoureux, puis des autres, et enfin changement de la société. Parfois c'est le chamboulement même, toujours contradictoire, quand l'amour effleure, pique et détruit. Seule une jeune fille peut changer une certaine vision figée de la société vietnamienne, semble nous dire l'auteure, née en 1968, trop jeune à la fin de la guerre du Vietnam pour parler de la misère matérielle et des tourments politiques qui s'en suivirent. C'est l'individu uniquement qui est au centre de l'oeuvre. Les 2 nouvelles "Quand on est jeune" et "Mimodrame" qui encadrent ce recueil sont mes préférées, mais c'est la fin de la nouvelle "Après le rendez-vous..." qui résume bien le tout : "Arrête de fuir, me dis-je, arrête de fuir! Car c'est là qu'est ton univers. Et s'il est pour toi source de souffrance, n'est-il pas aussi source de joie? D'ailleurs, qui ne te dit pas que ta souffrance ne vient pas du fait que tu lui sois beaucoup trop attachée?"

"Quand on est jeune" de PHAN THI VANG ANH, traduit du vietnamien par Kim LEFEVRE (si si si l'auteure de "Métisse blanche"..), édition Picquier Poche, 174 pages, 7 euros.

Ecrit par albertdang, à 01:44 dans la rubrique In and Out CLUB.
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